Voyages

Partir à l’étranger quand on est mauvais en langues « Mon expérience Canadienne »

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Beaucoup de jeunes aujourd’hui saute le pas et tente une expérience à l’étranger, le plus gros frein reste la langue, nous n’avons pas tous des facilitées. Cette difficulté bloque un certain nombre à partir voyager, je vous partage mon expérience Canadienne en tant que mauvaise élève en langue. 🙂

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un sujet que je connais bien, partir à l’étranger quand on ne parle pas la langue du pays et qu’en plus de cela, on n’est pas très doué pour les langues.

 

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Comme vous le savez, ma première expérience à l’étranger fut le Canada. Je suis partie du côté anglophone (sinon c’est moins marrant) à Vancouver.  Comme tout le monde, j’ai fait de l’anglais à l’école. J’ai toujours été dans les moyens voire les nuls en langue. Mes amies en sont témoins ma spécialité chantée des chansons en « anglais Yaourt ». Je ne sais pas pourquoi à l’école, je détestai l’anglais, peut être parce que j’avais des lacunes et au lieu de l’admettre, je préférais dire  » je déteste l’anglais », c’est plus simple que de reconnaître que l’on est mauvais en quelque chose. Enfin bref, donc, je pars quand même avec un niveau d’anglais juste ridicule ! Rentrons dans le vif du sujet, comment cela c’est passé là-bas ?

Quand tu pars à l’étranger, tu penses beaucoup à toutes les belles choses que tu vas vivre, mais un peu moins aux mauvaises.

Les difficultés font parties du voyage, et vous en ressortez toujours plus fort.

J’ai la chance d’avoir ma famille au Canada, une bonne chose pour moi. J’ai vécu plusieurs mois avec mon frère, sa femme et mon neveu. Vivre mon expérience à l’étranger en pouvant compter sur ma famille était vraiment une chance, ils m’ont beaucoup aidé et j’ai passé des merveilleux moments avec eux.

Les premiers mois étaient les plus difficiles, j’ai eu l’impression de changer totalement de personnalité. Je suis une fille très sociable, nullement timide qui parle beaucoup, plutôt extravertie. Je suis autonome depuis mes 16 ans, et à mon arrivée au Canada, ce fut un vrai choc, je suis retombée en enfance je n’étais plus du tout indépendante. J’avais toujours besoin de quelqu’un pour commander au resto, pour demander quelque chose, pour faire mes papiers… C’est la première claque que je me suis prise et je peux vous dire qu’elle a été douloureuse.

Deuxième difficulté, me sociabiliser. Les gens parlaient entre eux et je ne comprenais rien à la conversation. Je restais dans mon coin et n’essayer même pas de parler, je me sentais mal, déprimé, j’avais l’impression d’être une autre personne, une fille timide qui ne parle pas qui reste sur le côté, je ne me sentais plus moi-même. J’avais le mal du pays et ma famille et mes amis me manquaient beaucoup. La solitude, on pense la connaître et on aime bien de temps en temps, prendre du temps pour soi, on ressent même le besoin d’être seule. J’ai découvert la solitude pour la première fois, la vraie…

« Oui, j’ai fait ma première dépression… »

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J’ai ensuite commencé à suivre des cours d’anglais, un vrai plus pour moi cela me permettait de sortir de la maison et de voir un peu du monde. J’avais vraiment besoin de revoir toutes mes bases. Suivre des cours de langue dans le pays, je pense que c’est vraiment important, et cela  ne ressemble pas aux cours scolaires.  Il y avait des personnes de toutes nationalités et de tout âge une ambiance relax  et solidaire. 

Mon expérience en famille était vraiment géniale, mais malheureusement cela ne m’aidait pas beaucoup pour la langue, je ne fessais pas l’effort de parler anglais alors que je pouvais parler français.

 

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Les employeurs canadiens préfèrent embaucher des personnes qui ont déjà eu une expérience canadienne. Un peu compliqué, quand tu débarques et que tu ne parles pas la langue. Je me suis donc tourné vers le bénévolat, un bon moyen d’acquérir de l’expérience et de rencontrer du monde. J’ai donc été bénévole pour la Vancouver Fashion Week. Oui, Oui ! Il y a aussi, une Fashion Week à Vancouver, bon ce n’aie pas du niveau de Milan/New York où Paris mais c’était ma première expérience canadienne, et j’ai eu la chance de travailler en tant que reporter pour les médias français.

Je commençais à tourner en rond tous les jours à la maison, le meilleur moyen pour moi d’améliorer mon Anglais était de vivre en colocation et de travailler. Je me suis donc lancé, j’ai trouvé une colocation et j’ai commencé mes recherches de boulots.

Après deux semaines, j’avais déjà 3 petits boulots. Une grande première pour moi de faire plusieurs boulots différents. Le week-end, je travaillais pour un restaurant Français, avec une équipe juste géniale. Ils m’ont pris sous leurs ailes, et m’ont beaucoup aidée à travailler en anglais. Le reste de la semaine, je travaillai en tant que barman ou serveuse pour des événements. Une expérience vraiment incroyable, je changeai tous les jours d’endroit avec des événements toujours différents. Par exemple, j’ai travaillé au musée d’anthropologie de Vancouver, pour un défilé de mode, pour des conférences de médecine, un événement pour les militaires Américains… À cette époque mon Anglais n’était toujours pas exceptionnel, mais j’avais plus confiance en moi et à force d’écouter, je commençai à connaître des expressions et de plus en plus de vocabulaire. Me faire des amis anglophones fut aussi un très bon moyen d’essayer de parler sans stress, je pense que le stress et la confiance en soi, jouent pour beaucoup quand on apprend une nouvelle langue. Pourquoi parlez-vous  mieux les langues quand vous buvez de l’alcool ?? 😉 

Vancouver, le Hollywood canadien.

À Vancouver, il y a énormément d’emploi dans le cinéma à chaque coin de rue, tu croises des tournages de films, pubs… + de 60 % des films et séries télés que vous regardez sont tournés à Vancouver. Alors, j’ai tenté ma chance, ma coloc travaillée de temps en temps sur des tournages et elle a contacté son agence pour moi. J’ai été figurante pour des pubs et une série télé. Un boulot qui paye vraiment bien, mais qui est vraiment difficile les tournages dure minimum 10 heures, le temps est long. Par exemple, J’ai tourné une journée pour Netflix, j’étais assise pendant 10 heures dans un petit bar, à faire semblant de boire un café et de discuter avec le mec à ma table (si tu tombes comme moi sur un mec  qui n’est pas intéressant, tu bouges tes lèvres pendant 10 h ). Un jour, on m’a appelé pour tourner dans Once Upon a Time et là j’étais juste trop heureuse. Je suis totalement fan de cette série. 🙂 C’est un super souvenir, 2 heures d’essayage de robe entre les mains de stylistes, coiffeurs, maquilleurs, un tournage de 14 h très fatigant, mais avec des acteurs que j’adore et que j’avais l’habitude de regarder chez moi devant ma télé. ❤

J’ai passé des moments difficiles, des moments de déprime, des remises en question, mais j’ai aussi vécu des choses que je n’aurai jamais imaginé vivre, et finalement je ne regrette pas mon aventure Canadienne. ❤  Aujourd’hui, je parle anglais couramment avec mon copain qui est Italien, jamais mais alors jamais j’aurais pensé qu’un jour « MOI, la fille nul en anglais » aurait une relation amoureuse  » en anglais » comme quoi tout peut arriver dans la vie…

Je ne peux pas dire que je suis bilingue, j’apprends tous les jours de nouveaux mots, et expression et je fais encore beaucoup de faute et mon accent est un peu pourri, mais bon je l’ait fais et je suis heureuse d’être allée jusqu’au bout.Résultat de recherche d'images pour "i can and i will"

As-tu déjà vécu une expérience à l’étranger ? 

Laissez-moi un petit ❤ ou un commentaire si mon article vous à plus 🙂

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5 thoughts on “Partir à l’étranger quand on est mauvais en langues « Mon expérience Canadienne »”

  1. Je me retrouve totalement dans ton article. Les débuts sont dur, je me pensais aussi vraiment nul en langue, genre le truc pas fait pour moi. Et puis je suis partis aussi au Canada, et j’ai du affronté la réalité d’un monde majoriterement anglophone.
    La plus part de mes amis parlaient anglais, et je n’arrivais pas à m’inclure dans les conversatons. J’avais l’impression que mon anglais était tellement nul que ça ne servait à rien d’essayer.
    C’était dur aussi, alors je comprend ta dépression. Tout reconstruire dans un nouveau pays dont tu ne comprend pas la langue, sérieux des fois c’est chaud!
    La je viens de redéménager en Angleterre, et avec leur accent galois, c’est reparti pour la non compréhension.
    Je me retransforme en une personne insociable, et ça me fait peur.
    Alors je trouve ton idée de bénévolat vraiment bonne, je crois que c’est ce que je vais faire.
    Merci pour ce bel article! Je me sent moins seule. ツ

    xx

    Aimé par 1 personne

    1. Merci pour ton commentaire! moi aussi ça me fait plaisir de voir que je suis pas la seul. Je comprend ta frustration, je m’afflige encore une fois ce sentiment. Je suis en Italie maintenant et j’ai beaucoup de mal avec la langue, j’arrive à comprendre mais quand je dois parler le blocage…
      C’est aussi très dur pour moi de m’intégrer.. Pas facile tout ça :/ A bientôt 🙂
      XoXo

      Aimé par 1 personne

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